Un hackathon pour créer et rassembler

IMG_1135Ce dernier week-end d’avril était marqué par l’organisation d’un hackathon, initié par MolenGeek, une initiative créée par des entrepreneurs, visant qui à promouvoir l’entrepreneuriat auprès des jeunes de la commune de Molenbeek. Le thème de ce hackathon fut lancé suite aux événements dramatiques survenu à Bruxelles le 22 mars dernier. En collaboration avec le SIAMU, le Service d’Incendie et d’Aide Médicale Urgente de la Région de Bruxelles-Capitale, le défi consistait à développer des applications permettant d’optimaliser l’organisation des secours en cas d’urgence. En effet, comme l’expliquait le capitaine Evrard du SIAMU, lors de la séance de présentation des défis à relever, les événements du 22 mars ont mis en lumière un certain nombre de problèmes dans l’organisation des services de secours dans ce type de circonstances exceptionnelles. L’idée est donc de pouvoir développer des outils permettant d’accroître l’efficacité des secours, challenge à relever endéans 48 heures, au terme desquelles les différentes équipes présentent un prototype d’application pour smartphone.

Amateur de technologie, mais pas informaticien, je pris néanmoins part à cet événement. Je ne savais pas trop si je serais d’une utilité quelconque, mais je voyais une occasion d’apprendre quelque chose, de voir comment la conception d’une application prend forme, comment l’on relève ce genre de défit, autrement dit, prendre un bon bain de créativité. Comme dirait Richard Branson, “Si on vous propose une opportunité extraordinaire et que vous n’êtes pas certains de pouvoir le faire, acceptez, puis apprenez à le faire plus tard”.   Une autre raison qui me motivait à participer à cet événement était le côté humain, la possibilité de nouer des contacts. Et c’est sans aucun doute un des éléments les plus importants qui contribue au succès d’un projet. Car si la commune de Molenbeek fut montrée du doigt de par les tragiques événements perpétrés par quelques-uns de ses habitants, il faut pouvoir mettre en évidence qu’il s’y passe aussi des choses positives. Comme le soulignait la secrétaire d’Etat à la Région Bruxelloise, Cécile Jodogne, ce genre d’initiative est une preuve que l’on peut construire ensemble, toutes communautés confondues,  des solutions qui contribuent au bien-être de tous, et qui constituent une véritable réponse à la haine.

J’ai donc intégré une IMG_1147petite équipe de 6 personnes rassemblées autour d’un des défis proposés,
à savoir la création d’une interface pour smartphone, permettant d’interagir avec les réseaux sociaux, pour permettre aux services de secours de collecter de l’information sur un incident, et ce afin d’optimiser l’efficacité de l’intervention des services d’urgence. Une première phase de discussion et de brainstorming fut entamée pour dessiner les contours de l’application, et d’envisager les différents cas de figures. Etant le seul membre de l’équipe à ne pas être développeur, je fus encouragé à émettre des avis, du fait que n’étant pas développeur, je pouvais percevoir les différentes problématiques sous un autre angle. Lorsque le cadre fut fixé, je fus invité à écrire le contenu des quelques pages de menus de l’application, ainsi que pour la présentation finale. Un exercice que je n’ai pas l’habitude de faire, mais qui constitue une expérience enrichissante lorsque l’on reçoit le feedback des membres de l’équipe du projet.

Outre la satisfaction de voir les différents projets récompensés par le jury, cette expérience fut intéressante et révélatrice de plusieurs choses que l’on ne soulignera jamais assez, qui vont à l’encontre des préjugés et des idées toutes faites. Tout d’abord, il fallait souligner la dimension multi-générationnelle, votre serviteur étant le senior de l’équipe, mais aussi la dimension multiculturelle de l’équipe. Ceci n’empêcha pas de faire un travail d’équipe, d’échanger des idées, des connaissances, d’émettre des avis ou des appréciations sur le travail réalisé. Tout ceci met en lumière que ce qui fait la réussite d’un projet quel qu’il soit, ce sont les relations humaines, basées sur l’ouverture, le partage, l’esprit d’équipe, mais c’est surtout aussi une question de passion. Tout ceci contribue à renforcer la confiance, la confiance en soi d’une part, et la confiance vis-à-vis des autres. Face aux problèmes d’exclusion qui induisent le désespoir et parfois la haine, il faut opposer le construire-ensemble et le dépassement de soi, et prendre conscience qu’il n’y a pas de fatalité. C’est le pari que les initiateurs de MolenGeek ont voulu relever, et cette initiative a de beaux jours devant elle, au vu de l’intérêt croissant qu’elle suscite tant au niveau des authorités politiques qu’au niveau des différents sponsors, tels que Google et Microsoft Innovation Center qui la soutiennent.  lIsaac Newton évoquait déjà la chose en disant que « Les hommes bâtissent trop de murs, pas assez de ponts ».

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About Eric Saint-Guillain

After 18 years as employee as accountant and controller for international companies, I launched my own activity in 2007 as financial consultant and interim manager. I am also investing time in non-profit organization. I am always pleased to learn everyday.
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