Confiance et doute.

Confiance et doute, insispensable pour entreprendre.

Confiance et doute, insispensable pour entreprendre.

Entreprendre, c’est avoir confiance en son projet, et d’autre part, c’est parfois aussi douter. Ces deux sentiments, étant à l’opposé l’un de l’autre, sont pourtant des conditions nécessaires pour entreprendre. C’est ce qui me traversait l’esprit en regardant les candidats de l’émission Starter de la RTBF, entrant dans le vif du sujet de  leur projet, sous le regard impitoyable de leur coach.

Une des premières épreuves qu’ils durent affronter était l’épreuve de l’elevator pitch, mais de manière un peu particulière puisqu’ils devaient réaliser celui-ci en effectuant un death ride, c’est-à-dire un saut en glissant le long d’un câble,  depuis le sommet de la Basilique de Koekelberg.  Si l’épreuve du death ride ne constituait pas en elle-même un élément  indispensable, elle mettait néanmoins en évidence deux choses essentielles dans la vie d’entrepreneur. La première, le elevator pitch, consiste à faire passer un message de façon claire et concise, de façon à susciter l’adhésion de partenaires à votre projet. Nicolas Boileau l’évoquait déjà en disant que « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire viennent aisément. » L’art de l’exercice consiste donc à évoquer les éléments clefs de votre projet, à aller à l’essentiel.
L’autre chose mise indirectement en évidence dans cette épreuve, c’est la confiance. Nos candidats eurent des réactions quelque peu diverses face à ce défit, suivant leur degré de confiance. C’est en cela que cette épreuve symbolisait bien, je trouve, l’entrepreneuriat, car la plupart du temps, l’entrepreneuriat est tout sauf un long fleuve tranquille. Qui dit confiance en soi dit contrôle, et le contrôle, il ne s’agit pas de le perdre dans les moments difficiles, au risque de ne pas pouvoir mener son projet à bon port. Ceci mène à dire qu’entreprendre nécessite une force de caractère considérable.

La confiance en soi est un facteur clé pour se donner les chances d’aboutir à son projet, mais ce n’est pas  pour autant que l’on ne peut pas être confronté au doute. Dans l’émission de ce mardi 1ier mai, c’est ce qui, un moment donné, traverse l’esprit de Caroline, lorsqu’elle présente son projet devant un groupe de consultants en marketing et communication, et que ceux-ci relèvent certains points pour lesquels ils se montrent dubitatifs, évoquant même l’une ou l’autre chose peu réaliste.  C’est dans ces moments-là que l’on se demande si ce que l’on a entrepris, on ne l’a pas fait pour rien. A cela, la réponse est non. Votre projet doit être « challengé », et le feedback, positif ou négatif est indispensable pour voir où vous en êtes, voir si vous ne faites pas fausse route.  Dites-vous bien que beaucoup de projets qui ont connu le succès, l’ont connu dans une configuration bien différente que celle imaginée au départ, et que cette transformation est le fruit d’une série de remises en question. Le doute est finalement un élément tout aussi important dans l’aboutissement d’un projet. Il convient d’avoir  l’esprit critique, mais aussi d’accepter la critique négative. Oui, entreprendre, c’est avant tout un état d’esprit, un esprit fort, capable d’utiliser les éléments négatifs comme matière première, de façon à mieux rebondir, à franchir les obstacles qui se dressent sur le parcours menant à l’objectif.  C’est cela qui permet de renforcer la confiance en soi. Avec cela, la boucle est bouclée.

C’est ce que je souhaite aux candidats entrepreneurs, une bonne dose de confiance, de persévérance, et de ténacité. Et si leur projet n’aboutit pas, qu’ils se disent bien qu’ils ne l’auront pas fait pour rien. Une telle expérience constitue sans doute une des plus meilleures écoles, celle de la pratique. Ils auront rencontré des gens, auront eu des conseils, ils apprendront de leurs erreurs. Comme disait Henry Ford, « Echouer, c’est avoir la possibilité de recommencer de manière plus intelligente ». Ils ne devront pas recommencer tout depuis le début, mais simplement prendre un nouveau départ.  Bonne chance à eux !

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About Eric Saint-Guillain

After 18 years as employee as accountant and controller for international companies, I launched my own activity in 2007 as financial consultant and interim manager. I am also investing time in non-profit organization. I am always pleased to learn everyday.
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