Tolérance ou gestion du risque

Entreprendre, évaluer et gérer le risque

Entreprendre, évaluer et gérer le risque

Décider de lancer une entreprise, c’est vouloir réaliser un objectif au travers de son propre projet, c’est se lancer dans une nouvelle aventure qui sera fort probablement jonchée d’obstacles. Tout projet d’entreprise comporte donc des risques. Le facteur risque est souvent un élément qui empêche, qui freine le futur entrepreneur à lancer son propre projet. Faut-il conclure que l’on est fait ou pas fait pour être entrepreneur, suivant que l’on est tolérant au risque ou non ? La réponse est vrai en partie.

Devenir entrepreneur n’est pas à la portée tout le monde. Cela  nécessite un certain nombre de qualités, notamment d’avoir le caractère entreprenant. Et encore, Peter Drucker disait même que pour entreprendre, il ne faut pas seulement avoir le caractère entreprenant, mais avoir du caractère tout court. Cela vaut-il dire que les personnes ayant du caractère sont plus tolérantes au risque que d’autre, au point de ne plus l’appréhender ? Pas nécessairement. Elles sont peut-être plus enclines à prendre du risque de par leur force de caractère, mais aussi parce qu’elles se sont données la peine d’évaluer ce risque, et de penser à la gestion de celui-ci. Pour maitriser ce risque, pour voir un peu plus où l’on va, il y a lieu de se poser quelques questions :

–          Que suis-je prêt à perdre ? Toute entreprise commence par une première phase où il faut investir, donc mettre de l’argent sur la table, avant d’obtenir des revenus de son activité. La question est avant tout de savoir jusqu’à quel point on est prêt à y mettre de sa poche. Suis-je prêt à modifier mon train de vie, à devoir revendre ma voiture, à perdre ma maison ? Se poser la question et surtout y répondre est déjà primordial pour la suite du projet. Il est clair aussi que plus on dispose de moyens, plus on pourra prendre cette décision plus facilement aussi.

–          Quelles sont les alternatives, quel est mon plan B ? Pour lancer un projet, il est évident que l’élaboration d’un business plan est essentielle. Néanmoins, il s’agit toujours d’une évaluation faite sur base des meilleures hypothèses, sur base d’un timing bien défini. On en est toujours à ce moment-là à une phase théorique, et dès lors que l’on passe à la phase pratique, certains événements peuvent impacter négativement certains paramètres de l’équation, et dès lors, les difficultés commencent à apparaître. Il faut dès lors trouver un plan alternatif, ou même plus, y avoir pensé avant. Il faudra sans doute revoir le projet initial, l’adapter, le modifier, mais le principal nerf de la guerre consiste à pouvoir toujours le financer. Dès lors, pensez aux solutions possibles que vous pouvez mettre en œuvre. Si par exemple, comme l’évoquait il y a peu, Leo Exter, marketing consultant et fondateur du Westartup, dans un
article dans le magasine Datanews , votre projet se voit ralenti dans son développement faute de moyen financier, pensez éventuellement à refaire de la consultance  une partie de votre temps, prestations qui pourront financer votre projet, à défaut d’avoir pu trouver un partenaire financier.

–          Penser au plan « Z » ou « crash plan ».  Pensez à la solution qui s’offre à vous dans la pire des hypothèses,  c’est-à-dire celle où votre projet sera enterré, et où vous n’aurez plus un centime en poche, voir même des dettes. Le plan Z peut consister tout simplement à s’assurer qu’un membre de votre famille vous soutiendra, vous hébergera en cas de malheur.  Citons l’exemple d’un ex-consultant financier, dont j’ai lu le parcours dans un magasine, ayant lancé son propre projet. Son plan Z n’était autre qu’un investissement dans deux biens immobiliers qui lui procurait des revenus locatifs, mais aussi une garantie financière pour ses éventuels créanciers.

Le risque est donc un facteur important que chacun maîtrise ou non, fonction de son tempérament, mais aussi de ses possibilités.  L’évaluation du risque que l’on peut assumer est un élément important qui conditionnera le déroulement du projet. A chacun de voir si le risque financier encouru vaut la chandelle, au regard de l’expérience personnelle que le projet lui aura apporté. Cet expérience est souvent inestimable, et permettra de pousser d’autres portes.

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About Eric Saint-Guillain

After 18 years as employee as accountant and controller for international companies, I launched my own activity in 2007 as financial consultant and interim manager. I am also investing time in non-profit organization. I am always pleased to learn everyday.
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