Aux futurs entrepreneurs..

Les six finalistes de l'émission Starter

Les six finalistes de l’émission Starter

La nouvelle saison de l’émission Starter de la RTBF, émission consacrée aux jeunes et futurs entrepreneurs, a redémarré. Ce fut l’occasion de voir à nouveau un bel éventail de créativité, au travers de projets dont certains étaient convaincants, et d’autres un peu moins. Le jury, composé d’entrepreneurs de haut vol, a bien sûr effectué un choix, et certains candidats furent déjà écartés. Certains étaient bien entendu déçus, mais c’était sans doute là une première épreuve qui amène à se poser des questions. Néanmoins, certains ne s’avouaient pas vaincus, et restaient motivés pour poursuivre leur projet.

En regardant cette émission, en observant les réactions de chacun, j’ai bien sûr revu les étapes de ma vie de freelance, et ai repensé à pas mal de choses, de pensées qui m’ont traversé l’esprit durant ces cinq dernières années.

–          Oser franchir le pas. Philippine, une des candidates, a quitté son emploi de consultante pour réaliser son rêve d’entreprendre. Elle a pris un risque. Etant sélectionnée, sa décision s’avère déjà payante. Cette première étape est sans doute pour elle une source de motivation, qui va lui donner l’énergie pour franchir les prochains obstacles. Il vaut toujours mieux prendre une décision, bonne ou mauvaise, que de ne pas en prendre du tout. Le seul échec, c’est de ne pas avoir essayé.

–          Croire en son projet : la chose la plus essentielle est de croire à son projet. La réussite d’un projet est conditionnée par au moins trois critères : les compétences, les aspirations, et le marché. Je retiendrai ici les deux premiers critères qui peuvent être liés. J’acquiers des compétences qui me permettent d’ouvrir des portes et de réaliser mes objectifs. Je suis convaincu par ce que je fais, et c’est là, une condition essentielle. La première personne à qui je dois vendre mon projet, c’est à moi-même. Je ne peux être convaincant que si je suis convaincu

–          Tout à gagner, rien à perdre. La peur de l’échec est souvent ce qui freine le futur entrepreneur dans son élan. Comme l’évoque Sébastien de Halleux, entrepreneur et membre du jury, l’échec est quelque chose de tabou de ce côté-ci de l’Atlantique, alors qu’aux Etats-Unis, c’est presque une condition nécessaire pour convaincre un business angel d’investir dans votre projet. Une des candidates qui fut évincée, tira cette conclusion, qu’elle avait tout à gagner et rien à perdre. Dites-vous bien que rien ne sera perdu même si votre projet échoue. Vous aurez rencontré des gens, qui vous auront mis en contact avec d’autres personnes. Vous aurez reçu des conseils, échangé des
avis, des expériences. Bref, vous en saurez un peu plus, et tout cela vous permettra de mieux avancer. Autrement dit, si vous échouez, vous ne devrez pas recommencer tout à zéro, mais simplement prendre un nouveau départ.

–          Entreprendre, c’est un état d’esprit. Marie-Rose, une autre candidate, souhaite entreprendre alors qu’elle a déjà plus de cinquante ans. Elle est optimiste, cela se voit sur son visage. L’optimisme, c’est déjà aussi un bon départ pour entreprendre. L’optimisme, c’est quelque chose de communicatif, qui amènera certainement d’autres à vous aider dans l’élaboration de votre projet.  Entreprendre, c’est aussi un état d’esprit, et comme évoqué sur Twitter par Bruno Wattenberg, concepteur de l’émission et COO à l’Agence Bruxelloise Pour l’Entreprise, il n’y a pas d’âge pour démarrer son entreprise. Comme disait Marc Twain, « Age is an issue of mind over matter. If you don’t mind, it doesn’t matter. “

Entreprendre est probablement une des plus belles décisions que l’on prend dans sa vie. C’est l’envie de concrétiser un rêve, de réaliser un projet, un objectif, mais aussi de prendre son destin en main, d’apprendre à se connaître, de repousser ses limites, de conquérir sa liberté, la liberté de choisir ses propres contraintes. On est bien sûr parfois emprunt au doute, face à la prise de risque, mais le doute tue plus de rêves que l’échec n’en tuera.

Aux futurs entrepreneurs, je souhaite bon vent, au travers de cette nouvelle aventure que vous commencez, et qui comptera parmi les plus belles pages du livre de votre vie.

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About Eric Saint-Guillain

After 18 years as employee as accountant and controller for international companies, I launched my own activity in 2007 as financial consultant and interim manager. I am also investing time in non-profit organization. I am always pleased to learn everyday.
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