Entrepreneur, bien plus qu’un changement de statut.

Entrepreneur, c'est aussi rester maître de ses projets.

Entrepreneur, c’est aussi rester maître de ses projets.

Beaucoup pensent que créer sa propre entreprise, devenir un indépendant est un simple choix de statut professionnel. De façon un peu imagée voir même romantique, le statut d’indépendant semble n’avoir que des avantages et peu d’inconvénients. Cependant, si tel était le cas, on serait en droit de se demander comment se fait-il que le niveau de création d’entreprises en Belgique se situe à environ 30% en dessous de la moyenne européenne.

Les raisons de créer sa propre entreprise sont multiples. Certains entreprennent dès le plus jeune âge, d’autres entreprennent plus tard. Pour ceux qui entreprennent dès leur entrée dans la vie active, on peut penser que cette décision est plutôt liée à un caractère, un tempérament indépendant. Pour ceux qui entreprennent plus tard, cette décision est souvent issue d’une réflexion sur le parcours professionnel mené jusque-là, et le désir d’aller vers autre chose, vers de nouvelles aspirations.

Etre indépendant, c’est d’abord une question de passion. Créer sa propre entreprise et faire en sorte qu’elle puisse se développer requiert, non seulement les compétences requises, mais aussi une véritable passion pour ce que l’on veut faire. Le choix de l’indépendance n’est pas un choix qui doit être fait par défaut. Pour développer son propre projet et donc convaincre les autres, il faut être d’abord convaincu soi-même. La première personne à qui il faut vendre son projet, c’est à soi-même.

L’indépendance, c’est aussi concrétiser des objectifs. La vie d’indépendant ne doit pas être vue comme une succession de jours qui se ressemblent. Viser un objectif signifie qu’il y a un projet, avec un début, une stratégie, une implémentation, afin de pouvoir réaliser cet objectif. Cela signifie que l’on sera amené à effectuer deux choses de façon permanente : prendre des décisions et passer à l’action, mais aussi franchir des obstacles.  La vie d’un indépendant n’est finalement qu’une succession de projets, projets se déclinant en une succession d’étapes qui sont elle-même des petits projets. S’il y a bien une chose que l’entrepreneur n’aime pas, c’est la routine. C’est bien pour cela que la passion le mènera à vouloir dépasser ses propres limites, afin de pouvoir relever de nouveaux défis, s’enrichir sur le plan de l’expérience et de la connaissance.

Dans un monde en perpétuelle mutation, une entreprise doit constamment s’adapter, innover, inventer de nouvelles choses. C’est pourquoi il est impératif pour un indépendant de ne pas être nécessairement un visionnaire, mais de toujours avoir un projet d’avance, de voir à moyen et long terme. Comme lorsqu’un marin prend la mer à bord de son voilier, il consulte la météo, trace une route sur la carte, et prévoit déjà des chemins alternatifs au cas où les choses ne se passent pas comme prévu. Mettre tout cela en œuvre nécessite une bonne dose de travail. L’activité d’indépendant n’est pas toujours un long fleuve tranquille, et pas mal d’énergie et d’investissement seront nécessaire pour aboutir à ses objectifs. Il sera cependant utile de travailler intelligement afin de dégager du temps pour les choses les plus importantes.

Etre indépendant, c’est aussi être quelqu’un de responsable. Lorsque l’on démarre une entreprise, l’on doit penser à plein de choses. Bien sûr, pour certaines d’entre elles, on aura recours à des spécialistes dans divers domaines pour pouvoir nous conseiller. Mais il y a néanmoins une chose à perdre de vue : si ces personnes vous aident dans la réalisation de certaines tâches, vous restez et devez rester le leader de vos projets, de vos dossiers. Vous devrez toujours exercer votre esprit critique, mais aussi poser des questions, vous informer, et vous assurer que les tâches et services qui sont réalisées et délivrées s’inscrivent bien dans la direction de votre projet.  Etre indépendant, c’est être en permanence devant son miroir.

Et que dire de la remise en question ? C’est là une des plus grandes qualités qu’un entrepreneur doit avoir.  Si on est bien responsable de ses succès, on l’est tout autant de ces échecs. L’échec, bien que souvent considéré comme tabou, est une matière première dont il faut pouvoir se servir pour aller plus loin, pour rebondir et recommencer à nouveau. Il est donc indispensable d’une part d’accepter son échec, mais d’autre part d’en analyser les raisons. Auprès d’investisseurs anglo-saxon, l’échec est presque une condition sine qua none pour que celui-ci veuille investir dans un de vos nouveaux projets.

Des qualités pour devenir indépendant, nous pourrions encore en citer beaucoup. Il s’agit bien plus qu’un changement de statut, bien plus que de recevoir l’argent d’une facture à la place d’un bulletin de paie. C’est une décision qui se prépare, qui se murit, on doit en mesurer les risques et les avantages.  Mais pour celui qui est prêt à prendre le risque et qu’il vient à échouer, qu’il se dise une chose : le seul échec, c’est de ne pas avoir essayé, et si l’on n’a pas échoué, c’est peut-être parce que l’on n’a rien entrepris.

Advertisements

About Eric Saint-Guillain

After 18 years as employee as accountant and controller for international companies, I launched my own activity in 2007 as financial consultant and interim manager. I am also investing time in non-profit organization. I am always pleased to learn everyday.
This entry was posted in Articles and tagged , , , , . Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s